Comment parler français sans bloquer?

parler français sans bloquer


Bonjour, les super étudiants, comment ça va ? 

Toujours motivés pour apprendre le français, la motivation c’est le plus important. 

Alors, aujourd’hui on va voir un article très très importante, 

parce que je vais vous donner des conseils très utiles, très pratiques, 

pour éviter de bloquer quand vous parlez en français. 

Alors, je sais, j’ai déjà fait des articles un petit peu sur ce thème, 

j’ai fait par exemple un article sur : « Comment améliorer son expression orale ? » 

J’ai d’ailleurs aussi un cours pour ça. 

J’ai fait aussi un article sur, par exemple, le thème de : 

« Comment éviter de stresser quand vous devez parler en public ». 

Je vous laisse tous les liens dans la description, 

mais aujourd’hui on va focaliser plutôt sur ce problème de : 

vous savez quand vous parlez, et puis tout d’un coup vous bloquez, 

et vous ne trouvez pas un mot. 

Et ça arrive très souvent, et donc on se bloque, on ne trouve pas le mot. 

Et c’est normal, moi aussi ça m’arrive quand je parle anglais par exemple, 

mais j’ai vraiment développé des astuces, des techniques, 

et je vais vous les expliquer maintenant, pour éviter que ça vous arrive. 

Allez, on commence. 

Alors premier point, eh bien, c’est super important : 

c’est de s’échauffer. 

Alors, qu’est-ce que ça veut dire « s’échauffer»? 

On l’utilise normalement pour le sport, 

c’est-à-dire qu’avant de commencer à courir à toute allure, 

eh bien, il faut faire des exercices d’échauffement, blablabla, 

pour avoir le corps chaud. 

C’est exactement pareil pour le cerveau : 

si vous êtes en train de parler dans votre langue, 

et que tout à coup vous devez parler en français, ça va être assez compliqué, 

il va y avoir à un moment… un moment de transition nécessaire. 

Donc pour éviter d’avoir ce moment, où vous allez davantage hésiter, 

vous devez avant vous échauffer. 

Si vous êtes dans le cadre d’un examen, 

surtout, surtout une heure, deux heures, trois heures avant, 

évitez de parler dans votre langue. 

Parlez en français, et essayez de penser en français. 

C’est très important. 

Vous pouvez aussi vous échauffer, 

en écoutant du français, par exemple, d’accord ? 

La deuxième chose, bien sûr j’en ai déjà parlé : c’est essayer de se relaxer. 

Une grande partie du problème qu’on a, 

quand on n’arrive pas à trouver un mot, quand on se bloque, etc., 

c’est parce qu’en fait on est stressé. 

Alors, c’est pas tout le problème évidemment, mais ça y contribue forcément. 

Donc il faut toujours essayer de se relaxer, de relativiser : 

c’est certainement pas si grave même si vous vous trompez, les gens ne vont pas vous juger, 

personne ne va vous couper la tête parce que vous vous êtes trompé. 

Essayez aussi de prendre le temps de respirer, d’accord ? 

C’est important pour se relaxer. 

Troisième conseil 

– et ça, c’est super important, je le dis toujours à mes élèves quand ils vont passer un examen – 

ne parlez pas trop vite. 

Si vous parlez trop vite, alors premièrement si vous parlez trop vite, 

c’est beaucoup plus difficile. 

Votre cerveau va être obligé d’aller très vite. 

Et deuxièmement, 

vous n’allez pas avoir le temps de réfléchir à vos mots. 

Et ensuite, si jamais vous devez un petit peut prendre du temps 

pour réfléchir à un mot, mais ça va tout de suite se voir. 

Imaginez : … 

... 

alors que 

 

et ... 

Vous voyez ? Donc très important, calme le rythme. 

En plus, vous allez beaucoup mieux contrôler ce que vous dites, 

vous allez avoir le temps de penser. 

Et ça, c’est bien mieux pour vous, c’est… 

c’est comme ça qu’on fait des progrès, en essayant de contrôler, 

en essayant de contrôler ce que l’on fait, d’être conscient de ce que l’on fait. 

On se rend compte de ses erreurs, on a le temps de les corriger, on a le temps de penser, 

et c’est beaucoup mieux pour s’améliorer, d’accord ? 

Quatrième conseil : surtout ne bloquez pas, ne vous obsédez pas à chercher un mot. 

Alors, ça, c’est même dans votre propre langue. 

C’est-à-dire que dans sa propre langue, des fois – et c’est normal – 

on ne trouve pas un mot. 

Et alors, la mauvaise réaction c’est de dire : 

« non non, je vais le trouver, je vais le trouver, attends, attends, attends, 

je l’ai sur le bout de la langue, il arrive, il arrive ». 

Et c’est vrai que c’est très frustrant de ne pas trouver un mot dans sa propre langue, 

on se dit : « ah, attend, je deviens sénile, 

j’ai plus de mémoire. Non, il faut que je le trouve ». 

Mais on oublie complètement qu’en face on a une autre personne qui attend. 

Alors, des fois elle vous aide : « bon, c’est peut-être ça, ça ? ». 

Mais finalement c’est très ennuyeux pour l’autre personne, et elle n’a pas envie d’attendre. 

Donc vraiment, si vous trouvez pas votre mot, 

passez à autre chose, c’est pas grave, vous aurez un peu de frustration, passez à autre chose. 

Alors, cinquième conseil : c’est être capable de dire les choses d’une autre façon. 

Pas parce que vous êtes forcément obsédé pour trouver votre mot, 

et vous voulez le trouver. 

Mais ce que je veux dire par là, c’est que très souvent dans sa propre langue, 

quand on n’arrive pas à dire quelque chose d’une certaine manière, 

eh bien, on le dit d’une autre manière. 

Et on arrive comme ça ... à... à zapper, à changer 

et à trouver d’autres façons de le dire. 

Alors, ça peut être soit un autre mot qui est un synonyme, 

mais ça peut être une expression 

ou ça peut être tout simplement l’expliquer avec une phrase. 

Et dans sa propre langue, on n’a pas de problème à faire ça. 

Donc il faut absolument que vous le fassiez aussi, quand vous parlez en français, 

d’accord ? 

Et en fait, souvent c’est le stress qui... qui vous bloque-là, c’est… 

vous cherchez le mot, et alors vous bloquez, et… 

mais non, mais tranquille, vous le dites d’une autre manière. 

Le tout c’est de continuer avec du rythme, d’accord ? 

Comme ça, la personne en face sera contente, c’est beaucoup plus agréable, 

et elle va continuer à vous écouter. 

Allez, sixième conseil très très utile, je l’utilise beaucoup pour mes cours d’anglais, 

quand je dois parler en anglais, et vraiment ça m’a beaucoup aidé 

pour me débloquer, et pour parler avec plus de fluidité. 

Vous allez remarquer que quand vous parlez en français, 

eh bien, souvent donc vous bloquez, 

c’est donc le problème qu’on traite aujourd’hui. 

Et vous allez voir que vous bloquez très souvent sur les mêmes mots. 

Il y a des mots, et des fois des mots simples, 

mais on ne sait pas pourquoi, il y a des mots on n’arrive pas à les retenir. 

Il y a des mots, alors ça peut être pour plusieurs raisons. 

Moi je... c'est un des problèmes que j’ai, c’est parce que, bah, je parle espagnol, 

je vis en Espagne actuellement. 

Il y a, par exemple, des mots qui sont très similaires en espagnol et en français. 

Et du coup, comme le… quand le même mot est très différent en anglais, 

eh bien, c’est… ça me vient l’espagnol, et du coup je bloque. 

Mais en fait, vous allez vous apercevoir que très souvent 

certains mots ou certaines structures, 

ça peut être aussi des fois même de la grammaire, des petites choses de grammaire, 

mais c’est là où vous bloquez à chaque fois. 

Et vous avez beau… ou le professeur vous explique le mot que vous utilisez, 

vous le connaissez, et vous dites: 

« mais c’est pas possible, comment encore une fois je bloque avec ce mot ? » 

Alors, ces mots-là, ces expressions, ça veut dire 

si c’est souvent le cas, si vous… c’est souvent avec ces mots que vous bloquez, 

ça veut dire que ce sont des mots importants qu’on utilise souvent dans la langue. 

Donc vous devez vous faire une liste, 

mais pas une liste très longue ; 

vraiment de ces mots spécifiques qu’on utilise beaucoup, qui sont très utile 

et qui vous posent des problèmes, qui vous font bloquer. 

Donc, faites-vous une liste, mais une petite liste, 

genre 20, 20 mots ou expressions ou petites règles de grammaire, 

vraiment très pratique, et vous essayez vraiment vraiment de l’apprendre. 

Vous la… vous l’écoutez, vous la lisez régulièrement, 

et surtout juste avant votre cours de français ou votre examen 

ou quand vous devez parler en français. 

Une fois que ces mots-là sont… ça y est, vous les contrôlez, vous ne bloquez plus, 

eh bien, vous augmentez la liste ou vous la remplacez par d’autres, d’accord ? 

Ça, c’est très bon. 

Moi, vraiment ça m’a beaucoup aidé pour l’anglais. 

Alors, je peux vous donner un exemple, c’est… je sais pas, 

en anglais… en anglais, il y a un mot à chaque fois, 

Euh... 

c’est « almost », voilà, « almost ». 

Alors, c’est sûrement parce qu’en français ça n’a rien à voir, c’est « presque » ; 

et en anglais, c’est « almost » et en plus, en espagnol c’est « casi ». 

Alors, vraiment ça n’a rien à voir entre eux. Alors, qu’est-ce qui se passe ? 

C’est que dans mon cerveau en fait, je cherche le mot. 

Alors, je pense à « presque », évidemment, on fait toujours ça, hein. 

Il y a « Presque », et après, il y a le mot « casi » qui me vient. 

Et c’est… ça n’a tellement rien à voir avec « almost », 

que je trouve pas ce mot. 

Et puis, je ne sais pas pourquoi, voilà, ce mot je trouve pas. 

Alors, j’ai une petite phrase comme ça, c’est : 

« he almost failed », voilà. 

Donc, essayez, quand vous faites une petite liste comme ça, 

de mettre les mots dans une toute petite phrase très simple. 

D’accord ? C’est beaucoup plus efficace, 

et vous apprenez cette petite phrase. 

Allez, septième conseil très important : on va voir les bouche-trous. 

Les bouche-trous c’est fantastique. 

Alors, ça veut dire quoi ? 

En fait, c’est que souvent vous avez des moments comme ça, 

 vous hésitez, d’accord ? 

Ces moments où vous bloquez un petit peu, 

et votre cerveau a besoin d’un petit peu de temps, 

pour chercher le mot ou pour chercher une autre manière de le dire. 

Et dans ces moments-là, il faut pas rien dire, 

parce que sinon ça fait un blanc et ça se voit. 

Mais vous pouvez dire certains mots que les Français utilisent tout le temps, 

qui ne servent plus ou moins à rien, 

et qui permettent de remplir les trous et de gagner du temps. 

Alors, la première chose c’est les bruits que font les Français. 

Alors, dans chaque langue c’est différent. 

En français, qu’est-ce qu’on fait ? On fait « EUH… » 

Alors, c’est beaucoup mieux de faire ce « EUH… », 

plutôt qu’un autre bruit, parce que ça va sembler plus français, d’accord ? 

Alors : « Euh… oui, donc c’était comme ça, et euh… » 

Euh... D’accord ? 

Alors, au lieu de dire dans votre langue, je sais pas, 

vous avez certainement un bruit comme ça, 

et vous dit « EUH », si vous voulez le dire, d’accord ? 

Alors, c’est pas très joli, n’abusez pas non plus, mais si vous devez faire un bruit comme ça, 

le bruit français c’est : « EUH », d’accord ? 

– « Euh… alors, tu vas venir ? » – « Euh… bah, je sais pas trop, parce que… » 

Vous voyez ? Quand vous hésitez. 

Allez, un autre qui très très très utilisé, les Anglais disent « Well », « Well ». 

Et en espagnol, ils disent « Bueno ». 

Bien, en français on dit : « eh bien », « eh bien ». 

« Eh bien… » « Bon… », 

vous pouvez dire « bon » aussi. 

– « Eh bien... oui alors on va faire ça, ça, qu’est-ce que t'en penses ? » 

– « Eh bien... je pense que… bon, on pourrait faire… D’accord ?» 

Donc voilà. 

Donc le fait est que ce soit un mot français, que ce soit un de ces mots bouche-trous, 

mais français, ça va… en fait, on va pas s’en rendre compte, d’accord ? 

Alors que si dans un cas comme ça vous dites : « well » ou « bueno », en fonction de votre langue, 

eh bien, on va tout de suite s’en rendre compte. 

Et si vous laissez un blanc, on va tout de suite s’en rendre compte encore plus, 

et ça va créer un problème dans la communication, 

l’autre personne va penser que vous avez pas entendu, 

vous n’avez pas compris, d’accord ? 

Donc il vaut mieux boucher ces trous, par des choses qui ont l’air françaises. 

Alors, un autre très utilisé, c’est : « voyons ». 

« Euh, voyons ». « Bien… voyons… » 

On peut dire aussi : « voyons voir, eh bien, voyons voir ». 

Les Anglais disent : « Let me Sée ». 

On peut dire même des pseudo-phrases un peu plus longues, comme : 

« Eh bien, comment dire ? Comment je pourrais dire ça ? Euh… comment dire ? » 

Donc ça, c’est vraiment très intéressant ce type d’expression dans… 

à l’oral d’un examen par exemple, ça bouche les trous 

et c’est beaucoup mieux que de laisser un blanc. 

« Comment dire ? Comment je pourrais dire ça ? Voyons voir ? Eh bien… » 

Et ça vous donne du temps. 

Alors il y en a un autre, c’est par exemple : « eh bien, pour dire la vérité » 

ou : « pour être franc, je préfère ça » ou : « je crois que ça », 

D’accord ? Quand on vous demande votre opinion. 

Et il y en a un autre dans le même style c’est : « à vrai dire ». 

C’est peut-être un petit peu plus difficile, mais on l’utilise beaucoup. 

« À vrai dire… » Alors, ça fait un peu plus formel, ça. 

Et souvent, à la fin des phrases, les français, alors ça, 

on l’a vu dans un article qui est « Parler comme un Français » 

ils disent très souvent « voilà » ou « quoi ». 

Alors, c’est pas très joli, mais ça peut vous servir. 

Donc : « … voilà ». 

Ou alors : « … quoi ». 

Alors, « quoi », ça veut dire en résumé « d’accord ? », quelque chose comme ça. 

Bon, voilà, évidemment n’abusez pas trop de ça, 

mais c’est mieux que de laisser un blanc. 

Donc voilà mes sept conseils, vraiment je suis sûr que ça va vous être utile. 

Donc vraiment, n’hésitez pas à les utiliser, 

et puis vous me le dites dans les commentaires le résultat, 

et je suis sûr que vous allez voir tout de suite un résultat positif. 

Donc, n’hésitez pas à me le mettre dans les commentaires. 

Je vous rappelle que j’ai un pack pour vous améliorer, 

pour l’expression orale si vous avez tendance, justement, à bloquer, 

que vous avez un petit niveau en français, 

mais que vous n’arrivez jamais à décoller au niveau de l’expression orale. 

Donc voilà, il y a un cours pour ça, je vous laisse de toute manière tous les liens 

et le lien de notre boutique, sous l'article. 

Je vous embrasse très fort, continuez à apprendre le français, 

continuez à être motivé, soyez relax et on se retrouve dans le prochain article. 

Au revoir ! 

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